Infections Sexuellement Transmissibles

Infections Sexuellement Transmissibles

INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES hors VIH et hpatites Dr Pascal MUSSON Service des maladies infectieuses et tropicales/dermatologie CHU Pointe--Pitre GENERALITES Infections contractes lors de relation(s)

sexuelles(s) quelque soient leurs types et leurs genres. LOMS : infections sexuellement transmissibles (IST) au lieu de MST car formes asymptomatiques frquentes. Une trentaine de micro-organismes impliqus mais 8 responsables de la plupart des IST Principales donnes OMS 2016

Chaque jour, plus dun million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible (IST). On estime que, chaque anne, 357 millions de personnes contractent lune des quatre IST suivantes : chlamydiose, gonorrhe, syphilis ou trichomonase. Plus de 500 millions de personnes sont atteintes du virus responsable de lherps gnital

(HSV2). Plus de 290 millions de femmes souffrent dune infection papillomavirus humain (VPH). Dans la majorit des cas, les infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques ou saccompagnent de symptmes bnins qui ne sont pas reconnus comme ceux dune IST. Les infections comme lherps gnital (HSV de type 2) et la syphilis augmentent le risque de contracter le VIH. Plus de 900 000 femmes enceintes ont t infectes par la syphilis en 2012 ce qui a provoqu des complications dans 350 000 cas pouvant aller jusqu des mortinaissances. Dans certains cas, les IST peuvent avoir de graves consquences sur la sant reproductive allant au-del des consquences immdiates, telles que la strilit, ou la transmission des infections de la mre lenfant. La rsistance aux mdicaments, en particulier ceux contre la gonorrhe, est une menace majeure pour la rduction de limpact des IST dans le monde.

FACTEURS DE RISQUE MAJORE SIGNES REVELATEURS (1) Signes dinfection gnitale basse => homme: coulement urtral, brlures urtrales, Balanite, balanoposthite => femme:

Leucorrhe, prurit, brlure, douleur spontane, cervicite => chez les 2: Ulcration gnitale, adnopathies inguinales, vgtations de la rgion gnito-anale SIGNES REVELATEURS (2) Signes associs parfois trompeurs => homme: Hmatospermie, phimosis, complication loco-rgionale (prostatite, pididymite, orchite) => femme: Dyspareunie, dme vulvaire, complication locorgionale (endomtrite, salpingite, pelvipritonite)

=> chez les 2: Syndrome urtral (brlure mictionnelle, dysurie, pollakiurie, leucocyturie sup 10/ml ) => attention: Lsions buccales ou ano-rectales Eruptions cutanes varies (macules, papules, pustules) Principes de la prise en charge Traitement spcifique du micro-organisme (pas de traitement universel) Prlvement avant toute thrapeutique antiinfectieuse (gnital, bucco-pharyng et anal)

Traitement du ou des partenaires Abstinence sexuelle ou rapports sexuels protgs jusqu vrification de la gurison Recherche des associations dIST (srologies syphilis,VHB,VIH.) PREVENTION PRIMAIRE: Abstinence, diminution du nombre des partenaires Fidlit rciproque Prservatif (protection la plus efficace mais non fiable 100%)

SECONDAIRE: Dpistage et traitement prcoce des sujets infects et partenaires Prise en compte des IST associes Dialogue entre le praticien et le patient sur les partenaires sexuels pour remonter la chane de contamination. =>La prise en charge des IST diminue la transmission sexuelle du VIH. INFECTIONS

SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES LES VIRUS HERPES GENITAL (1) VIROLOGIE : due herpes simplex de type 2 ( ou 1)

CLINIQUE : Incubation: 3 7 jours (mais parfois trs tardive) transmission: par contact direct cutano-muqueux (baiser, salive, relations sexuelles, passage de lenfant dans la filire gnitale), possible partir dun sujet asymptomatique Primo-infection: dure 2 6 semaines, survient lge des 1ers rapports sexuels, symptomatique 1 fois sur 3.

Signes gnraux (fivre, myalgies) vsicules cutanes groupes en bouquet sur fond rythmateux au niveau du col, de la vulve ou du vagin chez la femme, au niveau du fourreau ou du gland chez lhomme,voluant vers des ulcrations puis crotes, cicatrisation en plusieurs semaines Prurit, brlures Adnopathies inguinales Peut se compliquer de dysurie voire rtention aige durine. Rcurrence: dure 6 7 jours Facteurs favorisants: fivre, menstruations, soleil, infections, fatigue, stress

Prodromes 24 48 h avant: paresthsies, brlures, prurit Formes cliniques graves: Encphalite herptique Herps no-natal Herps de limmunodprim => Attention chez la femme enceinte+++ HERPES GENITAL (2) DIAGNOSTIC : Clinique le plus souvent isolement de lADN viral par PCR ou mthodes dimmunofluorescence sur prlvement le + prcoce

possible achemin rapidement au labo (1 jour +4C) La srologie a peu dintrt TRAITEMENT: Valaciclovir per os: 2 cp 500 mg en 1 ou 2 prises pendant 10 jours en cas de primo-infection et 5 jours en cas de rcurrence(non systmatique) +/-ttt local par crme dermique lAcyclovir peu efficace Protocoles particuliers pour immuno-dprims et rcurrences frquentes. HERPES GENITAL HERPES GENITAL

HERPES GENITAL Primo-infection PAPILLOMAVIRUS (1) VIROLOGIE ET PATHOGENIE: Papillomavirus humains (HPV) => verrues, condylomes et certains cancers >100 types, dont 1 douzaine infectant la sphre gnitale (types 16 et 18 => cancer du col utrin) HPV 6 et 11 => condylomes (ou crtes de coq ou vgtations vnriennes)

, IST les + frquentes, 2 fois + que herps gnital Incubation: 1 mois 1 an Souvent asymptomatique Pic de prvalence: 20-30 ans, dans les 2 1eres annes dactivit sexuelle Facteurs favorisants: prcocit des rapports sexuels, multiplicit des partenaires, Gurison spontane en 1 3 ans frquente 3 10 % : volution pr-cancreuse puis cancreuse (lente, environ 15 ans) DIAGNOSTIC:

Clinique si condylomes, parfois biopsie Frottis cervico-vaginaux (FCV) de dpistage Colposcopie avec biopsie si ncessaire PAPILLOMAVIRUS (2) TRAITEMENT des condylomes Local par cryothrapie, laser, lectrocoagulation, excision chirurgicale, Imiquimod, Podophylotoxine, Acide trichloractique. Problmes des lsions tendues et des rcidives. VACCINATION: 2 vaccins:

Vaccin HPV 4 valences (6,11,16,18) = Gardasil (3 injections IM 0-2-6 mois) Vaccin HPV 2 valences (16, 18) = Cervarix (0-1-6 mois) recommandations: aux jeunes filles de 14 ans jeunes femmes de 15 23 ans qui nont pas eu de rapport sexuel celles dont lactivit sexuelle date de moins dun an Poursuivre FCV de dpistage tous les 3 ans

CONDYLOME Crtes de coq CONDYLOME Condylome prinal vulvo- PAPILLOMA VIRUS

CONDYLOMES ZIKA Nouvelle IST RS protgs si partenaire enceinte Risque de microcphalie chez le NN ZIKA INFECTIONS SEXUELLEMENT

TRANSMISSIBLES LES BACTERIES LES URETRITES (1) CLINIQUE: coulement purulent, balanite, syndrome urtral chez lhomme Cervicite, leucorrhes chez la femme voire asymptomatique Complications: chez lhomme: rtrcissement urtral, prostatite, pididymite chez la femme : infections gnitales hautes => risque de strilit et de GEU

Syndrome de Fiessenger Leroy Reiter MICRO-ORGANISMES: Mycoplasme Gonocoque Chlamydia LES URETRITES (2) Gonococcie : (= blennorragie) grave par sa contagiosit et ses complications .

pidmiologie: touche plus les hommes, 2me cause durtrite Bactriologie: Neisseiria gonorrhoae Incubation: 2 7 jours Complications, arthrites, sepsis, purpura, mningite, conjonctivite purulente du nouveau-n Diagnostic: prlvement au niveau de lurtre chez lhomme le matin avant mission durine et toilette, de lendocol et des glandes de Skne et Bartholin chez la femme + prlvements extra-gnitaux. Examen direct, culture, PCR++ Traitement:

ceftriaxone 500 mg en IM en dose unique associ au ttt systmatique de chlamydiose . Alternative: Ciprofloxacine 500mg DU. Contrler la sensibilit ATB sur antibiogramme car mergence de rsistances. Informer des complications et mesures prventives GONOCOCCIE LES URETRITES (3) Chlamydiose: pidmiologie: la + frquente (50 60% des urtrites)

Transmission quasi-exclusivement sexuelle, trs contagieuse Bactriologie: chlamydia trachomatis Incubation : 10 15 jours Diagnostic : PCR sur urines du 1er jet ,sur prlvement urtral, vaginal, endo-cervical. Traitement : azithromycine 1 g PO en dose unique ou doxicycline 100 mg x2/j PO pdt 7 jours Mycoplasme: Bactriologie : seul mycoplasma gnitalium est considr comme

pathogne Diagnostic : PCR spcifique Traitement : azithromycine 500mg J1 puis 250mg/j pendant 4 j Si echec Josamycine 2g/j 2 semaines voir Moxifloxacine 400mg/j 10 14 j SYPHILIS (1) pidmiologie : Transmission vnrienne (95% des cas) Recrudescence importante depuis 2000 chez sujets infects par le VIH et

dans la zone Carabe Formes latentes cause de lutilisation des antibiotiques Dpistage systmatique chez la femme enceinte au 1er trimestre Y penser devant toute ulcration gnitale ou ruption cutane de ladulte surtout au niveau des paumes et plantes Bactriologie : Treponema pallidum SYPHILIS (2)

On distingue Syphilis prcoce (volution <1an) et syphilis tardive. La Syphilis prcoce regroupe: -La Syphilis primaire : Incubation: 3 semaines en moyenne chancre : ulcration superficielle sans relief au point dinoculation, contours rguliers, base indure, indolore, fond propre, lisse, ros, unique. Adnopathie satellite indolore unique Cicatrisation spontane en 3 5 semaines, en 1 3 semaines si ttt -Syphilis secondaire : dissmination septicmique 6 semaines

aprs le chancre si non trait ruption cutane polymorphe (grande simulatrice) : 1res lsions: rosole, prdominant sur le tronc, non prurigineuse 2mes lsions: syphilides, papules squameuses, rouges-sombres sur le tronc et paumes et plantes des pieds volution: persistance pendant 6 mois et rcurrences possibles pdt un an -Syphilis srologique ou latente prcoce SYPHILIS 3 Syphilis

tardive(volution>1an) comprend: -syphilis srologique latente tardive -syphilis tertiaire: rare, 10% des syphilis non traites, atteintes cutanomuqueuses (nodules, gommes), cardio-vasculaires(aortite), neurologiques(mningite chronique, tabs, paralysie gnrale), ophtalmique (signe dArgyll-Robertson) Dans la syphilis tardive les trponmes sont rares et la principale

discussion est celle de lindication dune PL pour rechercher une atteinte neurologique. SYPHILIS (4) Formes cliniques : Syphilis congnitale : ftus contamin dans la 2me moiti de la grossesse par voie transplacentaire, responsable de malformations et mort in utero.

Diagnostic : Prlvement de srosits du chancre et examen au microscope fond noir. PCR Srologies TPHA-VDRL (ou RPR) restent lexamen fondamental mais ngatives les premiers jours du chancre. Toujours positives dans la Syphilis II Traitement :

Benzatine Pnicilline G 2,4M en IM : 1 injection si syphilis prcoce, 3 injections 1 semaine dintervalle si syphilis latente tardive. Surveillance du patient pendant 30 min. Si allergie: Doxycycline 200mg/j 14 j ou 28j (non valid si VIH+, non actif sur atteinte neurologique) Dpistage et traitement des partenaires Suivi de la srologie 3mois, 6mois, 1an CHANCRES SYPHiLITIQUES CHANCRES SYPHILITIQUES

SYPHILIS Chancre lvre de petite Chancre de grande lvre Chancres syphilitiques

SYPHILIS II LE CHANCRE MOU BACTERIOLOGIE : haemophilus ducreyi EPIDEMIOLOGIE : rare INCUBATION : 3 7 jours CLINIQUE :

Papule voluant vers ulcration typique bords nets, douloureuse, non indure, fond sale Souvent multiples Adnite inguinale, bubon avec fistulisation DIAGNOSTIC : Prlvement des berges du chancre ou aspiration du bubon:Examen direct (chanes de bicyclette) culture , PCR TRAITEMENT : azithromycine 1 g PO ou ceftriaxone 250 mg IM en dose unique Repos au lit

Ponctions du ganglion Chancre mou INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES PARASITOSES TRICHOMONASE PARASITOLOGIE:

Trichomonas vaginalis Transmission directe vnrienne et indirecte par lintermdiaire dun linge de toilette CLINIQUE: Chez la femme: Vaginite subaige (leucorrhes blanchtres spumeuses ou verdtres, prurit vulvaire ou sensation de brlure, dyspareunie), dme de la muqueuse vaginale, examen trs

douloureux Cystites, salpingites. Chez lhomme: urtrite subaige DIAGNOSTIC: prlvement vaginal et urtral TRAITEMENT: Mtronidazole ou tinidazole per os 2 g en dose unique ou ovule de mtronidazole

matin et soir pendant 14 jours chez la femme enceinte. Acidifier le milieu vaginal PARASITOSES NON EXCLUSIVEMENT VENERIENNES GALE (sarcopte scabei hominis) PEDICULOSE PUBIENNE (morpions) CONCLUSION Htrognit des IST : micro-organismes, clinique, thrapeutique et complications parfois lourdes

pour lindividu et la collectivit. Ne pas toujours se fier aux interrogatoires Avoir les prlvements et srologies faciles, toujours avant les traitements Intrt de la prvention+++ => La dcouverte dune IST impose la recherche des autres REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES Recommandations diagnostiques et

thrapeutiques pour les Maladies sexuellement Transmissibles. Section MST/SIDA de la socit franaise de dermatologie . Fvrier 2016.

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